Alzheimer : les femmes plus touchées que les hommes

En 2011, 860 000 personnes étaient atteintes de la maladie d’Alzheimer, plus de 70% des patients étaient des femmes.

La maladie semble atteindre les femmes de façon plus précoce, quelques explications.

Des facteurs de risque

Bien que l’origine exacte de la maladie soit encore méconnue, certains facteurs de risque ont été détectés.

Parmi ces « facteurs de risque » : l’âge (les personnes âgées sont les plus touchées), le sexe (les risques d’apparition sont plus importants chez la femme), le diabète, l’hypertension artérielle ou encore les antécédents familiaux.

Chez la femme, les changements hormonaux pourraient jouer un rôle dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Au moment de la ménopause, la production d’œstrogènes serait alors réduite. Les œstrogènes semblent jouer un réel rôle dans le vieillissement cérébral.

Jusqu’au début des années 2000, des traitements substitutifs oestro-progestatifs étaient prescrits largement afin de réduire les désagréments liés à la ménopause. Ils ne sont pas nocifs présentent le meilleur rapport Bénéfices/Risques à 50 ans mais après 65 ans, l’indication est plus contreversée.

Autre élément à prendre en compte : l’espérance de vie. Les femmes vivent plus longtemps (et ce dans de nombreux pays). Avec une espérance de vie nettement supérieure à celle des hommes, il est statistiquement plus probable qu’elles développent la maladie.

Des recherches pour comprendre

Bien avant l’apparition du moindre symptôme de la maladie, différentes recherches ont montré que des changements caractéristiques de la maladie sont visibles au niveau du cerveau.

Au début du mois de décembre, des recherches sur la maladie d’Alzheimer ont été présentées au Congrès International de Radiologie de Chicago. Une comparaison d’IRM de cerveau de malades montrait clairement une évolution différente entre les hommes et les femmes.

Maria Vittoria Spampinato, professeur à l’université de Caroline du Sud, et son équipe ont étudié les IRM cérébrales de 109 malades (60 hommes et 49 femmes, âgés de 75 ans environ) sur une période de cinq ans. Les malades, qui présentaient des troubles de la mémoire, ont développé pendant ce laps de temps une maladie d’Alzheimer (l’évolution était visible sur les images).

«Les raisons de cette sensibilité inégale à Alzheimer entre les sexes ne sont pas encore connues mais pourraient combiner des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux», a expliqué la chercheuse.

Sous  IRM, le cerveau des femmes montre des signes d’altération à un stade plus précoce, mais la progression de la maladie est plus rapide chez les hommes.

Face à ces éléments,  il est évident que la prise en compte du sexe du patient atteint est importante.

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Valérie RIVOIRE
Directrice de la Communication

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