Décryptage des troubles de la mémoire.

Les équipes Maisons de Famille ont souhaité se pencher sur les inquiétudes que pouvaient avoir les familles, sur les troubles de la mémoire de leurs proches. Cet article est le premier d’une série de 3 articles qui seront publiés au cours d’Août. L’objectif est d’informer le mieux possible les familles sur : les signes, le diagnostic et la prise en charge des personnes, atteintes de trouble de la mémoire.

Aujourd’hui nous abordons les points suivants :

« Je pense que ma grand-mère a un trouble de la mémoire » et « Comment peut-on le diagnostiquer ? Où aller faire un diagnostic ? »

1/ Je pense que ma grand-mère a un trouble de la mémoire.

Trouble de la mémoire.

Les troubles de la mémoire sont fréquents et augmentent avec l’âge. Ils peuvent être considérés comme normaux s’ils ne retentissent pas sur votre autonomie au quotidien.
Le diagnostic est complexe et parfois difficile à faire. Toute plainte, tout symptôme identifié n’est pas nécessairement le reflet d’un trouble de la mémoire. Il est important également de préciser qu’un trouble de la mémoire n’est pas systématiquement le symptôme d’une maladie de la mémoire ou d’une maladie d’Alzheimer.

2/ Comment peut-on le diagnostiquer ? Où aller faire un diagnostic ?

Il est évident de prendre au sérieux toutes les plaintes mnésiques et à en parler rapidement à son médecin généraliste, avec comme priorité trois objectifs :

Objectif 1:
Déterminer (objectiver) précisément la plainte mnésique. Pour cela et si vous le pouvez appuyer vous sur les centres mémoire avec consultation médicale spécialisée « Mémoire » (gériatre, psychiatre, neurologue). Un bilan neuropsychologique psychologique permettra d’éliminer certain problème comme la dépression.

Objectif 2 :
Il est également nécessaire pour cibler le trouble d’éliminer les facteurs de risque et les pathologies aggravantes. Il faut donc faire des bilans biologiques et imageries cérébrales en première intention doivent être effectués : HTA, diabète, dyslipidémie, dysfonctionnement de la thyroïde du métabolisme de l’eau…, lésion cérébrale (hématome, tumeur, accident vasculaire…)

Objectif 3 :
Afin d’être préparé le mieux possible il est conseillé de discuter de la mise en place de mesure de prévention secondaire médicamenteuse et non médicamenteuse. Ces mesures reste toujours utiles aux stades débutants et modérés.

Nous vous donnons rendez-vous lundi prochain pour la suite de ce dossier de Décryptage. N’hésitez pas à participer en postant vos commentaires et nous faire part de vos expériences sur le sujet.

Valérie Rivoire

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