Les services à la personne cherchent une renaissance

Le secteur des services à la personne n’est pas aussi idyllique que l’on peut le penser. Bien loin de l’eldorado longtemps promis, l’engouement semble s’être peu à peu essoufflé.

Des difficultés

Les promesses d’un gisement d’emplois dans l’aide à domicile ou encore le soutien scolaire n’ont pas été tenues. L’intérêt politique semble s’être peu à peu tari.

La qualité des postes est loin d’être au rendez-vous : temps partiels, modestes rémunérations et obstacles à l’accès à la qualification du personnel. Autant de préoccupations qui sont devenues de réelles problématiques.

Une grande quantité de postes a été créée, mais est-ce que cela doit se faire au détriment de la qualité ?

Actuellement des plans de restructuration ont lieu dans de nombreuses sociétés de service, ce qui ne rassure pas sur la pérennité des emplois mis en place.

Ces plans touchent la partie historique des services à la personne, qui est aussi la mieux consolidée : l’aide à domicile auprès des personnes âgées, personnes handicapées mais aussi des familles en difficulté.

Malheureusement, entreprises et associations peinent à dégager les moyens suffisants pour garantir une progression de salaires et de carrières des salariés.

Des réorganisations à orchestrer

Fin novembre, l’Assemblée nationale a voté l’article 15 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui supprime le régime de cotisation au forfait, renchérissant le coût de ces services pour les particuliers.

« Le travail légal va perdre toute compétitivité par rapport au noir, entraînant une perte au final pour l’Etat », a déclaré Maxime Aiach, fondateur d’Acadomia et président de la FESP, Fédération du service aux particuliers.

L’impact de cette mesure, qui devrait être approuvée par le Sénat, est difficile à évaluer.

Les services à la personne emploient 1,8 millions de travailleurs. Assistantes maternelles, auxiliaires de vie, femmes de ménage (93%) mais aussi professionnels divers (7%), principalement des enseignants.

« La réalité, longtemps cachée par un discours sur l’eldorado et la création d’emploi, se fait jour : les services à la personne représentent un marché conséquent en volume, mais petit financièrement », observe Bruno Leresche, président de Cnikel.com, une plate-forme de mise en relation employés-employeurs sur le Web.

Apparus en 1940 pour répondre à des besoins sociaux, les services à la personne semblent actuellement dans une impasse. Il est nécessaire que l’Etat recentre son effort sur les enfants et personnes âgées.

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Valérie RIVOIRE

Directrice de la Communication

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