La loi Delaunay

La loi Delaunay, morte avant d’être née ?

En introduction d’un dossier consacré le 5 mars à la loi sur l’autonomie des personnes âgées, l’éditorialiste du Monde Bernard Cazenave avertit qu’il faut se préparer à être déçu… un mois avant le premier débat !

4,3 millions de Français aident un proche dépendant. Ils sont elles à 53%, ont en moyenne 59 ans. La moitié d’entre eux prend soin de son parent, un tiers d’entre eux de son conjoint. 30% se disent surmenés. Il n’est pas dit que les 500 euros prévus par la loi Delaunay au titre de « l’aide au répit » puisse les soulager…

Le salut techno

« La grande loi n’aura pas résisté aux contraintes budgétaires », explique B. Cazenave qui la juge « bien timide ». Le défi financier –les familles qui puisent dans leurs économies-, le défi de santé publique –l’épuisement des aidants- ne seront pas pleinement relevés, il reste le défi technologique, comme si la domotique, la robotique et la télésurveillance pouvaient faire du tabou du vieillissement un gisement de croissance et d’emplois. Vœu pieux ou effet de com’ ?

L’acte II ?

L’acte de la loi II devrait s’atteler au débat du coût « astronomique » pour l’éditorialiste, des maisons de retraite. Il est à craindre qu’il bute tant sur les contraintes budgétaires que sur un « ras-le-bol » fiscal qui s’étend bien au-delà de ses bases naturelles. Or « il faudra trouver de nouvelles sources de financement, alors que le coût de la dépendance pour les finances publiques dépasse déjà les 20 milliards d’euros par an », souligne-t-il.

Laisser un commentaire