Personnes âgées, lutter contre les épidémies hivernales

La mortalité des personnes âgées en hiver est nettement moins médiatisée que les décès dus à la canicule, pourtant chaque année c’est une triste réalité. Dans un rapport publié en septembre 2012, l’Institut national de veille sanitaire (INVS) montre que la vague de froid qui s’est abattue en février et mars 2012 sur la France a été particulièrement meurtrière chez les personnes âgées.

 

Une triste prise de conscience

Au cours de l’hiver 2011-2012, 6000 personnes supplémentaires sont décédées. Cette surmortalité a touché plus particulièrement les plus de 85 ans. Toutefois une augmentation de la mortalité a aussi été observée chez les 75-84 ans.

Le froid et ses conséquences ne sont pas à prendre à la légère puisque les pathologies liées à l’arrivée de l’hiver peuvent être mortelles. La vigilance doit donc être de mise.

Les personnes âgées voient leurs défenses immunitaires affaiblies, elles sont plus fragiles face aux maladies et épidémies.

Il faut d’autant plus être prudent dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPAD), puisque les pathologies épidémiques peuvent rapidement prendre une ampleur trop importante. C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place des mesures préventives pour lutter contre ces maladies.

 

Etre vigilant pour prévenir

Chaque année à la période hivernale, les épidémies les plus répandues sont les infections respiratoires aigues (angine, rhume, pharyngite, trachéite, bronchite, pneumonie…) ou les gastro-entérites. Elles touchent un grand nombre de Français, jeunes ou âgés.

Chez les personnes âgées et d’autant plus dans les maisons de retraites, l’impact sanitaire de ces maladies peut être réellement important, en raison de la vulnérabilité des résidents et des conditions de vie communautaire.

Pour prévenir les risques de propagation, certaines agences régionales de santé ont mis en place des outils de détection, de surveillance et de contrôle d’une épidémie.

Chez Maisons de Famille nous portons une attention toute particulière aux premiers signes de maladie. Il faut être d’autant plus vigilant puisque certains symptômes sont parfois trompeurs. Ceci pouvant entrainer un retard du diagnostic qui pourrait avoir des conséquences importantes chez les personnes fragilisées.

Une bonne gestion des épidémies en amont doit permettre d’éviter d’être dépassé. Les épidémies de gastro-entérites et les infections respiratoires aigues peuvent avoir un impact lourd sur l’organisation des soins et la prise en charge des résidents.

Chaque année les infections respiratoires aigues sont la première cause de mortalité infectieuse dans les EHPAD.

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Valérie RIVOIRE
Directrice de la Communication

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