Risques psycho-­socioprofessionnels

Chez Maisons de Famille, des psychologues soutiennent les salariés face aux risques psychosociaux de leur métier.

Le psychologue est un acteur essentiel pour les équipes soignantes travaillant dans les maisons de retraite.

Les difficultés inhérentes aux métiers de l’accompagnement de la personne âgée dépendante rendent indispensable la présence du psychologue, dont l’un des objectifs est de prévenir les risques psycho-socio professionnels.

Aujourd’hui, des postes à temps plein sont créés au sein des Maisons de Famille, pour permettre aux psychologues de consacrer au minimum 30 % de leur temps à l’accompagnement des professionnels de ce secteur socio-médical si sensible.

  • Des professions soumises à de multiples facteurs de stress

Le métier de soignants de personnes âgées dépendantes est avant tout un métier basé sur la relation à la personne.  De cette proximité avec des personnes âgées fragilisées  et souvent très dépendantes naissent des situations de stress.

La première difficulté rencontrée par ces professionnels est souvent liée aux troubles du comportement engendrés par certaines pathologies. En effet, des personnes atteintes  de la maladie d’Alzheimer ou autres maladies apparentées (qui touchent environ 70 % des résidents accueillis) peuvent parfois manifester des comportements stressants pour le soignant au quotidien : aphasie, désinhibition, agressivité, déambulation …  Une des fonctions du psychologue est d’expliquer  et de former régulièrement l’ensemble des professionnels qui animent une Maison de Famille aux troubles inhérents à ces pathologies. Ainsi, il propose des outils de compréhension pour que les professionnels de Maisons de Famille accompagnent et répondent au mieux aux besoins des résidents.

La seconde difficulté est liée aux relations entre les professionnels et les familles des personnes âgées dépendantes placées. En effet, face au placement en institution, les familles se sentent souvent coupables. Cette culpabilité génère du stress qui se transmet aux soignants sous forme de pression : degré d’exigence élevé, colère … Le rôle du psychologue est de permettre aux soignants de comprendre que la colère des familles n’est pas tournée vers eux (soignants) mais contre eux-mêmes (familles).  Le psychologue joue parfois un rôle de médiation et de régulation entre les familles et les soignants.

Enfin, c’est tout simplement la fin de vie qu’il faut apprendre à accompagner. Le psychologue doit encourager le soignant à s’interroger sur son impuissance face à la maladie et à la mort. Il doit permettre aux professionnels de se questionner sur les références éthiques et les valeurs du Groupe Maisons de Famille.

  • Le psychologue, une présence au quotidien pour les salariés de maisons de retraite.

Le psychologue a un rôle de régulation, parfois de médiation (notamment avec les familles), toujours d’écoute, pour accompagner les professionnels dans leurs décisions et leurs questionnements éthiques. Rôle qui est ancré, avant tout, sur le terrain, chaque jour, dans les établissements, aux côtés des salariés.

C’est ainsi que, par exemple, des groupes d’analyse de pratique sont mis en place au sein des établissements.  Créés, encouragés et animés par les psychologues, ces espaces de parole entre professionnels permettent de mettre de la  distance à travers l’évocation des situations difficiles vécues sur le terrain. Mis en place deux fois par trimestre, ces groupes réunissent un nombre réduit de personnes, afin de faciliter la prise de parole et l’aisance de chacun. C’est à l’occasion de ces groupes d’analyse de pratique que le psychologue intervient pour  écouter mais surtout pour conseiller les salariés dans l’appréhension de cette réalité qu’est la fin de vie, afin de mieux la gérer.

Par ailleurs, les psychologues, experts des questions liées au vieillissement pathologique, agissent aussi auprès des salariées en tant que «  formateurs permanents ». De façon formelle, ils animent des formations courtes sur des thèmes aussi variés que la bientraitance, l’accompagnement des troubles du comportement ou l’accompagnement de fin de vie.

Si les interventions du psychologue sont déterminantes pour les salariés, c’est parce qu’elles contribuent à l’amélioration continue des conditions de travail. Elles génèrent aussi de la sérénité, propice à la qualité de l’accompagnement des résidents.

 

Les psychologues de Maisons de Famille travaillent autour de trois axes interdépendants : les résidents, leur famille et les professionnels : « Quand on agit sur l’un, on agit sur l’autre » complète Séverine Gauthier, directrice des ressources humaines du groupe.  Par cette posture, la psychologue devient le facilitateur d’une relation triangulaire qui est l’une des clefs pour qu’un séjour chez Maisons de Famille se passe dans de bonnes conditions.

« Le psychologue intervient dans cette triangulation afin de créer un équilibre entre tous les acteurs. Si les familles et les soignants sont entendus, entourés et donc bien accompagnés alors ce bien-être rejaillit sur le résident » Catherine Alexandre, géronto-psychologue et thérapeute familiale à Maison de Famille La Cerisaie.

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