SURMORTALITÉ HIVERNALE 2011/2012 : ÉTAIT-ELLE ÉVITABLE ?

Les médias ont relayé récemment les travaux de l’Institut national de veille Sanitaire (INVS) concernant la surveillance de la mortalité au cours de la période hivernale 2011/2012.*

De manière réductrice, ils ont annoncé un excès de mortalité de plus de 6000 personnes entre le 6 février 2012 et 18 mars 2012. Est-ce un scandale ?

Ces décès sont survenus essentiellement chez les 85 ans et plus et tout particulièrement chez les 95 ans et plus.

L’évolution démographique (augmentation des grands âgés dans la population générale) ne suffit pas à expliquer entièrement cette évolution.

Ces chiffres nous rappellent que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux variations climatiques. La vague de froid, les épidémies saisonnières et notamment virales expliquent au moins en partie cette augmentation.

Même s’il faut savoir accepter avec humilité et humanité la mort d’une personne âgée en fin de vie et concentrer nos efforts sur une approche palliative, il ne nous faut pas être fataliste.

Nous ne savons pas empêcher les brutalités de notre environnement ( grand froid, canicule, épisode anticyclonique..) mais nous savons raisonnablement prévenir des facteurs surajoutés : surveillance et adaptation de l’hydratation, vaccination anti-grippale…

Un accompagnement global physique, psychique, et social constitue le meilleur garant d’un juste soin.

Docteur Éric KARIGER

* Bulletin épidémiologique hebdomadaire  du 4 septembre 2012. Bulletin disponible sur le site de l’INVS

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